Dans le cadre de sa mission d’activation, de coordination et de suivi de la mise en œuvre des réponses du mécanisme national d’alerte précoce et de réponse que lui confère son décret de création, le Centre National de Coordination du Mécanisme de Réponse à l’alerte précoce (CNCMR) a élaboré un Projet de déploiement du Mécanisme national d’Alerte Précoce et de réponse (MAP).
Ce projet vise à contribuer à la sécurité et au bien-être des populations vivant en Côte d’Ivoire. Il se présente comme un dispositif de collecte d’informations et de données sur les menaces à la Sécurité Humaine sur l’ensemble du territoire national. L’analyse des informations collectées est sanctionnée par des recommandations au Gouvernement et aux différentes parties prenantes pour prise de décisions.
Aussi, constitue-t-il un instrument privilégié de gestion coordonnée des menaces auxquelles les populations sont exposées dans un cadre inter-organisationnel et multisectoriel pour favoriser l’élaboration participative, intégrée et la mise en œuvre de plans de résilience.
Pour atteindre cet objectif, une méthodologie a été adoptée. Celle-ci se veut participative et inclusive. Elle s’articule autour des trois (03) étapes suivantes :
une phase pilote ;
une phase d’extension ;
une phase de passage à l’échelle.
La première phase du projet (phase pilote) a été lancée le jeudi 13 juin 2024 à d’Adzopé, Région de la Mé. Avant le lancement du projet, plusieurs activités ont été effectuées pour respecter le caractère participatif et inclusif du projet.
La Région de la Mé a été choisie pour abriter la phase pilote dudit projet, dont le lancement a eu lieu le 13 juin 2024 Adzopé.
Après le Département d’Adzopé en 2024, le MAP a été déployé au cours de l’exercice 2025 dans les Départements d’Alépé, de Yakassé-Attobrou pour s’achever à Akoupé le 19 septembre 2025. Dans toutes ces localités, le déploiement du MAP a été précédé de la formation des acteurs locaux du système de collecte et de traitement des informations et du matériel informatique, nécessaires à l’animation du MAP.
Au terme de cette phase qui a duré 16 mois et après plusieurs missions de suivi-évaluation dans les différentes Sous-préfectures, le CNCMR a jugé utile de faire le bilan des activités réalisées afin de capitaliser les acquis et d’identifier les difficultés rencontrées et formuler des recommandations pour la phase d’extension. C’est dans ce cadre que se situe le présent atelier, qui s’est déroulé le 12 décembre 2025 à l’Hôtel SEKEDES d’Adzopé.
L’objectif général de l’atelier était d’évaluer de manière participative la phase pilote du projet de déploiement du Mécanisme national d’Alerte Précoce et de Réponse, en vue d’améliorer son efficacité et d’orienter la planification de sa phase d’extension nationale.
De façon spécifique, il s’agissait de :
Présenter les résultats et constats issus des missions de suivi réalisées dans les différentes Sous-préfectures de la Région de la Mé ;
Identifier les forces, faiblesses, opportunités et menaces du dispositif ;
Recueillir les contributions des parties prenantes locales et nationales pour l’amélioration du mécanisme ;
Projeter en perspectives la phase d’extension à d’autres Régions du pays.
Les assises, qui ont réuni une soixantaine de participants, se sont déroulées en trois étapes, à savoir, la cérémonie d’ouverture, les travaux et la cérémonie de clôture.
Pour la phase d’extension, le MAP sera déployé au cours de l’année 2026 dans la région des Grands Ponts, département de Dabou, Jacqueville et Grand-Lahou.
Centre nationale de coordination du mécanisme de réponse à l’alerte précoce